Pilule et perte de cheveux : que faut-il vraiment savoir ?

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Dans cet article

La pilule contraceptive est l’une des méthodes de contraception les plus utilisées pour réguler la fertilité, mais son impact sur la santé capillaire reste un sujet de préoccupation pour de nombreuses femmes. Certaines femmes remarquent en effet une perte de cheveux après l’arrêt de la pilule, d’autres pendant la prise. Ce phénomène peut s’expliquer par une interaction complexe entre hormones sexuelles, follicules pileux et cycles capillaires. Mais cette chute est-elle irréversible ? Et quelles solutions s’offrent à vous ?

L’impact hormonal de la pilule sur les follicules pileux

Les cheveux poussent selon un cycle bien défini composé de trois phases : anagène (croissance), catagène (transition) et télogène (chute). Les hormones sexuelles, en particulier les androgènes comme la testostérone, influencent ce cycle. En cas de déséquilibre, les follicules pileux peuvent être fragilisés, raccourcissant la phase de croissance.

Les pilules contraceptives hormonales agissent en modifiant cet équilibre. Certaines pilules contiennent des progestatifs à effet androgénique, ce qui peut entraîner une chute accrue. À l’inverse, d’autres ont un effet anti-androgénique, bloquant partiellement l’action des hormones responsables de l’alopécie androgénétique.

Il est donc essentiel de distinguer ces deux types :

  • Pilule pro-androgénique (ex. : levonorgestrel, norgestrel) : peut favoriser la perte de cheveux chez les femmes prédisposées.

Pilule anti-androgénique (ex. : drospirénone, cyprotérone) : peut au contraire améliorer la qualité du cuir chevelu chez certaines.

Chute après arrêt de la pilule : un phénomène fréquent mais temporaire

De nombreuses femmes constatent une chute de cheveux deux à trois mois après l’arrêt de leur contraception. Ce phénomène est généralement un effluvium télogène, une perte diffuse et réactive qui survient à la suite d’un bouleversement hormonal.

En arrêtant la pilule contraceptive, l’organisme revient à son état hormonal naturel, souvent plus riche en androgènes. Cette transition peut entraîner la mise au repos simultanée d’un grand nombre de follicules pileux, ce qui se traduit par une chute importante, parfois impressionnante.

Heureusement, cet épisode est généralement transitoire. La repousse s’observe dans les 6 à 9 mois, à condition qu’aucune cause sous-jacente (carence en fer, stress, pathologie endocrinienne) ne vienne perturber le processus.

Le rôle du terrain génétique : alopécie androgénétique féminine

La pilule peut révéler une alopécie androgénétique préexistante chez les femmes génétiquement prédisposées. Cette forme de perte de cheveux chronique est progressive, localisée au niveau du sommet du crâne (vertex) et des tempes, et liée à une hypersensibilité des follicules pileux aux androgènes.

Dans ce cas, le lien entre pilule et perte de cheveux est indirect : l’arrêt ou le changement de contraception agit comme un déclencheur sur un terrain sensible. Une évaluation dermatologique s’impose alors pour établir le bon diagnostic et envisager un traitement adapté.

Le rôle du cuir chevelu et des phases de croissance

Le cuir chevelu, en tant que terrain d’expression des récepteurs hormonaux, est une zone particulièrement sensible aux variations des taux d’œstrogènes et d’androgènes. Les œstrogènes ont un rôle protecteur : ils prolongent la phase anagène (croissance) et freinent l’entrée en télogène (chute).

Or, lors de l’arrêt de certaines pilules contraceptives hormonales, la baisse rapide des œstrogènes favorise une bascule des cheveux vers la phase de chute. En parallèle, la recrudescence des androgènes favorise la miniaturisation des follicules pileux, notamment chez les femmes prédisposées.

Il est donc essentiel d’agir en synergie sur le cuir chevelu (soins locaux), la croissance des cheveux (alimentation, compléments ciblés) et le système hormonal (conseil gynécologique).

Quelles pilules sont à privilégier en cas de perte de cheveux ?

Si vous souffrez de chute capillaire et que vous devez choisir une contraception orale, il est recommandé de vous tourner vers une pilule à action anti-androgénique. Ces molécules limitent l’impact des hormones masculines sur le cuir chevelu.

Les plus utilisées dans ce contexte sont :

  • Diane 35 (cyprotérone acétate + éthinylestradiol) : utilisée également contre l’acné ou l’hirsutisme.


  • Jasminelle / Yaz (drospirénone) : progestatif à effet anti-androgène léger.


  • Zoely ou Qlaira : pilules naturelles à base d’estradiol, mieux tolérées.


Attention toutefois : ces contraceptifs ne sont pas des traitements à visée capillaire. Ils doivent être prescrits en fonction de votre profil hormonal et de vos antécédents. Un bilan gynécologique et un suivi médical s’imposent.

Que faire face à une perte de cheveux due à la pilule ?

Voici quelques conseils si vous observez une chute après un changement de contraception :

  1. Identifier la cause

  • Avez-vous changé de pilule contraceptive récemment ?
  • Prenez-vous une pilule connue pour son effet androgénique ?
  • Avez-vous des antécédents familiaux d’alopécie androgénétique ?

Un bilan capillaire et un dosage hormonal peuvent orienter le diagnostic.

  1. Agir sur l’alimentation

Certains micronutriments jouent un rôle clé dans la croissance des cheveux et la santé du cuir chevelu :

  • Fer, zinc, vitamines B (surtout B8), vitamine D
  • Protéines soufrées (cystéine, méthionine)
  • Antioxydants (vitamine C, E)

En cas de carence avérée, un complément peut être envisagé temporairement, sous contrôle médical.

  1. Stimuler localement le cuir chevelu

Des soins doux et réguliers peuvent soutenir les follicules pileux :

  • Massage du cuir chevelu quotidien (5 min) pour stimuler la microcirculation.
  • Sérums fortifiants (à base de minoxidil si prescrit).

Shampoings doux, sans sulfates ni silicones.

Quand envisager une greffe de cheveux ?

Un médecin pratiquant une greffe de cheveux

Une chute liée à la pilule contraceptive ne justifie jamais une greffe de cheveux immédiate. Il s’agit d’un phénomène réversible dans la majorité des cas. Toutefois, lorsque l’on est face à une alopécie androgénétique, avec perte de densité marquée et absence de repousse après plusieurs cycles, une intervention chirurgicale peut être indiquée.

Chez Cosmedica, clinique de référence en greffe de cheveux en Turquie, le diagnostic repose sur un examen médical complet. Selon le stade d’alopécie, plusieurs techniques de greffe sont proposées :

Vous pouvez consulter notre page dédiée aux résultats de greffe de cheveux avant après pour visualiser les transformations réelles obtenues grâce à ces protocoles éprouvés. Le prix d’une greffe de cheveux en Turquie reste en outre bien plus abordable qu’en Europe, pour un standard médical équivalent, voire supérieur.



Le lien entre pilule et perte de cheveux existe, mais varie selon le type de contraception utilisée, le terrain génétique et le contexte hormonal de chaque femme. Une chute de cheveux survenant à l’arrêt ou au changement de pilule est généralement réversible, mais mérite une évaluation précise si elle persiste.

En cas de doute, n’hésitez pas à consulter un spécialiste. Une prise en charge globale (hormonale, capillaire, nutritionnelle) permet de limiter l’impact sur la densité et la qualité de vos cheveux. Et si la chute révèle une alopécie androgénétique, des solutions médicales ou chirurgicales existent.