La perte de cheveux saisonnière se manifeste principalement au changement de saison, notamment entre fin d’été et automne, ainsi qu’au printemps. Elle se caractérise par une augmentation des cheveux en phase télogène, sans atteinte permanente du follicule pileux. Bien que physiologique, elle peut être confondue avec une alopécie androgénétique, un effluvium télogène prolongé, une carence ou une perturbation hormonale. La clé réside donc dans la capacité à différencier ces situations et à préserver la santé du cheveu grâce à des mesures ciblées.
Que se passe-t-il dans le follicule pileux lors d’une chute saisonnière ?
Le cycle capillaire comprend trois phases essentielles :
Phase | Rôle | Durée |
Anagène | croissance des cheveux | 2 à 6 ans |
Catagène | transition | 2 à 3 semaines |
Télogène | repos puis chute | 2 à 4 mois |
Lors d’un changement de saison, jusqu’à 20–25 % des cheveux entrent simultanément en phase télogène, contre 10–12 % en période neutre. Les cheveux tombent davantage, parfois jusqu’à entre 50 et 100 cheveux le matin après le brossage, ce qui reste dans la moyenne tolérable (jusqu’à 100 cheveux par jour).
Rôle de la lumière et des hormones
Les variations de lumière et endocriniennes liées au changement de saison modifient directement le rythme du cycle pilaire, entraînant des fluctuations hormonales qui influencent la proportion de cheveux en phase télogène.
- Mélatonine : baisse à l’automne → désynchronisation du cycle.
Sérotonine : diminue → vulnérabilité au stress. - Cortisol : augmente → accélération de l’entrée en télogène (sécrétion des hormones directement impliquée).
- Vitamine D : chute → ralentissement de la mitose des kératinocytes.
Cette variation hormonale explique pourquoi les cheveux en phase télogène sont plus nombreux à l’automne, sans que le follicule pileux soit endommagé.
Chute saisonnière, effluvium télogène ou alopécie androgénétique ?
Pour établir un diagnostic précis, il est essentiel de distinguer la simple chute saisonnière d’un effluvium télogène ou d’une alopécie androgénétique. Le tableau ci-dessous synthétise les différences cliniques majeures entre ces trois situations.
Critère | Chute saisonnière | Effluvium télogène | Alopécie androgénétique |
Déclencheur | changement de saison | choc métabolique / infection / accouchement | génétique / hormones |
Type | diffuse, homogène | diffuse, brutale | tempes, front, vertex |
Durée | 6 à 12 semaines | parfois 6 mois | chronique, progressive |
Follicule pileux | indemne | non altéré | miniaturisation |
Repousse | spontanée | spontanée | nécessite prise en charge |
Signes d’alerte à surveiller :
- perte de densité persistante au-delà de 6 mois
- creusement fronto–pariétal durable
- miniaturisation du cheveu visible à la loupe
- antécédents familiaux
Dans ces situations, il faut consulter un spécialiste afin de trancher entre une simple chute saisonnière et un début d’alopécie androgénétique.
Si la chute saisonnière reste habituellement limitée et réversible, certains contextes physiologiques peuvent en amplifier l’intensité et la durée. Dans ces situations, la perte de cheveux ne relève plus d’une simple réaction au changement de saison mais devient un signal clinique à surveiller.
Quand la perte saisonnière devient-elle préoccupante ?
Elle peut se majorer lorsqu’existent :
- déficits ferriques, zinc, B12, vitamine D
- stress chronique élevé (cortisol)
- troubles thyroïdiens
post-partum - infection virale récente
Ici, la chute peut dépasser 300 cheveux par jour et durer 9 mois, évoquant alors un effluvium télogène prolongé et non plus un simple changement de saison.
Agir concrètement : nutrition, soins et hygiène capillaire
La chute saisonnière, bien qu’attendue, peut être atténuée lorsque l’on soutient correctement le cycle pilaire. Avant toute intervention médicale, l’action la plus déterminante consiste à renforcer le terrain nutritionnel et à stabiliser l’environnement du follicule pileux.
L’objectif n’est pas d’accélérer artificiellement la croissance des cheveux, mais de fournir au bulbe l’énergie, les acides aminés et les micronutriments indispensables à une sortie progressive de la phase télogène et à une repousse homogène.
Nutrition ciblée : véritable levier de la croissance des cheveux
Afin de soutenir la santé du cheveu, il est recommandé d’introduire :
- acides aminés soufrés (cystéine, méthionine) → kératine
- céréales complètes → B vitamines & zinc
fruits et les légumes → antioxydants, régulation hormonale - oméga-3 → microvascularisation du bulbe
Les compléments alimentaires peuvent accompagner cette phase si validés médicalement :
Complément | Rôle | Indication |
Levure de bière | kératine & microbiote | chute légère saisonnière |
Vitamine D | division cellulaire | chute prolongée |
Zinc / Fer | croissance et oxygénation | carences confirmées |
Ces compléments ne modifient pas la génétique mais optimisent la repousse et la vitalité.
Soins locaux : gestes protecteurs
Si la chute saisonnière ne nécessite pas de traitements lourds, certains gestes du quotidien influencent directement la qualité de la fibre et le confort du cuir chevelu. L’objectif n’est pas uniquement de favoriser la repousse, mais aussi de limiter les agressions mécaniques et thermiques qui prolongent la phase télogène ou fragilisent le follicule pileux.
Des soins simples et réguliers permettent ainsi d’accompagner la transition automnale sans accentuer la perte de cheveux.
Massage du cuir chevelu
- 5 minutes/jour
- stimule microcirculation
- réduit stagnation lymphatique
Chaleur et coiffage
- limiter sèche cheveux trop chaud et trop près
- éviter fers répétés en période de fragilisation
Hygiène douce
- shampooings mild
- brossage non agressif
- éviter traction excessive
Combien de temps dure la repousse réelle ?
Même lorsque les cheveux tombent plus, la repousse est décalée dans le temps :
Période | Évolution |
6–8 semaines | chute en diminution |
3–4 mois | repousse perceptible |
9–12 mois | densité retrouvée |
La chute est immédiate ; la densité revient lentement.
C’est ici que la confusion avec l’alopecie androgénétique survient, d’où l’importance de surveiller la durée.
Quand consulter un spécialiste ?
Une consultation est recommandée lorsque :
- la chute dure plus de 6 mois
- la miniaturisation apparaît
- la perte devient fronto-pariétale
- il y a des antécédents familiaux avérés
Ici, un examen du cuir chevelu et de la zone donneuse permet de confirmer si l’on est face à :
- une simple perte saisonnière
- un effluvium prolongé
une alopécie androgénétique débutante
Perte saisonnière et greffe : deux situations à ne pas confondre
La chute saisonnière :
- ne détruit pas le follicule pileux
- n’entraîne pas de cicatrisation
- ne justifie pas d’indication chirurgicale
La greffe de cheveux en Turquie est envisagée lorsque :
- une alopécie androgénétique confirmée est présente
- la densité ne revient pas après un cycle complet
Quand l’intervention devient pertinente : le rôle de Cosmedica
Si l’éclaircissement persiste après 9 à 12 mois, cela signifie que la chute saisonnière n’était pas la cause principale, mais qu’un terrain durable d’alopécie s’est révélé. C’est dans ce contexte que la clinique Cosmedica, dirigée par le Dr Levent Acar, intervient.
L’approche repose sur :
- un diagnostic précis de la zone donneuse
- une évaluation de l’évolution des densités
- une distinction entre effluvium, perte saisonnière et alopécie réelle
Cosmedica est reconnue pour l’utilisation de techniques avancées avec des prix de greffes de cheveux abordables telles que :
- FUE Saphir : incisions fines, cicatrisation optimisée
- Micro Saphir DHI : implantation directe avec stylo implanter pour plus de densité et une ligne frontale naturelle
Cette précision permet :
- un positionnement millimétrique des unités folliculaires
- une densité homogène même sur le niveau de la couronne
- des lignes frontales adaptées à la morphologie et non artificielles
Les résultats de greffe de cheveux avant après issus de cas documentés montrent la restitution progressive :
- du volume global,
- de la continuité des tempes,
- et de la couverture naturelle, sans effet « cheveux greffés » visibles.
La perte de cheveux saisonnière est une réponse physiologique au changement de saison, influencée par la sécrétion des hormones, la lumière et la modulation du follicule pileux. Elle reste diffuse, temporaire et réversible.
Toutefois, elle peut révéler ou mimer une alopécie androgénétique ou un effluvium télogène prolongé.
Le soutien optimal repose sur :
- une nutrition riche (acides aminés, céréales complètes, fruits et les légumes)
- des compléments alimentaires ciblés
- un massage du cuir chevelu
- une réduction de la chaleur (sèche cheveux)
- un bilan si persistance
Si la chute dépasse 100 cheveux par jour sur plus de 6 mois, il convient de consulter un spécialiste afin d’écarter une pathologie évolutive.